mars 2010
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Ça m’avancais à rien, c’était pour toi, pas pour moi que je l’ai fait.
Je préfère encore changer et avancer ou reculer, que de rester dans le passé comme tu le fais.
and you thought everything about me?
J’ai connu l’amour fou, l’amour qui rend fou, l’amour qui fait mal..si mal, qu’il ne reste pas d’autre solution que de s’en aller, de s’enfuir, de courir sous des tempêtes de remords et de larmes. On en sort pas indemne, on en ressort blessé. C’est un mal pour un bien. Oublier, juste oublier qu’on a pu aimer autant, à s’en arracher le coeur. Et fumer, se rendre malade, disparaitre, faire disparaitre les souvenirs, toutes les photos, les mots glissés ici ou là et les mots tendres qu’on a dit dans le creu de l’oreille et qui n’en sont plus jamais ressortis, parce qu’on a pas la force, parce qu’on ne s’en sent pas capable, les secrets qu’on a partagé et qui ont lourdement pesé pendant longtemps. C’est de tout ça dont il faut se débarasser pour oublier, pour se faire croire que ça n’a jamais existé, qu’on n’a rien vécu, qu’on a été mort, dans un coma, dans une léthargie profonde pendant des mois et des mois. Il vaut mieux être amnésique que de se remémorer les moments qui nous ont profondément marqué, qui nous ont touché au plus haut point et qu’on ne raconte qu’au passé parce qu’il n’en est plus rien, parce que qu’il n’en sera jamais rien, jamais plus.
Elle boit, oui elle boit. Non, non; pas comme la jeune génération avec seulement quelques verres en soirée. Elle elle boit, vraiment. A 10h, à midi, au diner, avant de se coucher, et pendant la nuit au alentour de trois heure et quart. Un verre de rouge, blanc, rosé, en passant par le vert menthe de son get 27, le blanc cristallisé de son mojito ou encore le rose bitch de son cosmopolitan. Selon son envie.Elle aime se sentir partir et ne plus être maître de rien, faire ce que son corps décide sans avoir son mot à dire. Effrayant vous dites ? Non, inconscient elle vous rétorquerait. Elle sait que désormais elle ne changera plus cette habitude, parce que de un cela lui demanderait bien trop d’effort et de deux elle n’en a simplement; pas envie. Assise sur son sofa rouge carmin un verre à la main, sa cigarette se conssume sans lèvres dans le cendrier I♥NY posé sur la table du salon. Nuit noir, elle oublie. Elle n’y pense plus à ses cheveux bruns bouclés, à son regard traversant, à ses lèvres, à son sourire mutin, à son parfum si marqué, à leurs mains ne formant qu’un, à son dos si sensible au touché, à leurs jambes entremélés, à son pull abimé, à son rire, à ses je t’aime sur le quaie du métro mais aussi à ses reproches perpetuels, à sa jalousie, à sa colère habituelle, à son manque de confiance en lui, à sa maladresse et à ses erreurs. A eux, à lui.